A la une......

 

Agenda

18 - point information de l'AFSSAPS : Utilisation du Baclofène dans le traitement de l'alcoolo-dépendance

17 - Quand le cerveau est accro Dossier spécial paru dans le Journal du CNRS - n° 265 de mars - avril 2012

16 - Poursuites et concentrations sanguines Le Conseil constitutionnel a jugé, vendredi 9 décembre 2011, la loi réprimant la conduite sous l'emprise de stupéfiants "conforme à la Constitution". Elle sanctionne tout conducteur ayant des traces de substances illicites dans le sang, sans en considérer la concentration...................

 

 

 

Articles antérieurs...

 

retour page "travailler"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le centre Méthadone a ouvert depuis le 19 janvier 2009 un service d'accès facilité au traitement Méthadone.

Quels intérêts ?
> donner accès au traitement de substitution par la méthadone dans un cadre sécurisé,
> donner la possibilité de s'inscrire dans un parcours de soins ou d'en faire simplement l'expérience,
> aider à prendre conscience des risques liés aux pratiques toxicomaniaques en particulier pour la santé, physique et psychologique, mais également pour !es risques encourus sur le plan social et judiciaire,
> permettre une prise en charge médicale précoce afin de limiter les dommages pour la santé,
> proposer la possibilité d'un accompagnement éducatif pour initier et faciliter l'accès aux structures existantes.

Quelles modalités ? Quel cadre ?
La méthadone est un médicament dont le principe actif est un opiacé de longue durée d'action.
Il maintient la dépendance pharmacologique.

La délivrance de méthadone est quotidienne : le dosage est limité à 40 mg

Une absence de 30 jours consécutifs (1 mois), entraînera l'obligation d'un nouvel examen d'urine et d'une nouvelle consultation médicale.

Le centre est un lieu réservé au soin individuel.

Nous mettons l'accent sur le fait que le centre permet de prendre un traitement en toute sécurité et dans le respect de la loi et de la personne.

SYNERGIE METHADONE – ODYSSEE 17
13 Rue Franc Lapeyre – 17000 LA ROCHELLE
Tél : 05.46.68.87.17 – Fax : 05.46.68.32.88

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'alcool conduit à la dépression, mais pas l'inverse

Après un travail de suivi pendant 25 ans sur 1055 personnes nées en 1977, David M. FERGUSSON et Coll (Christchurch) ont mis en évidence cette relation.

Les patients alcooliques ont ainsi un risque de dépression x 1,9. Mais le lien "dépression entraînant l'alcoolisme" n'est pas retrouvé. Seul le modèle statistique "Alcool entraînant la dépression" est statistiquement valide.

Les auteurs proposent que l'alcool jouerait comme activateur de marqueurs géniques déclenchant la dépression.

Arch Gen. Psychiatry. 2009 ; 66 (3) : 260-266

(Lu dans le Quotidien du Médecin du 4 mars 2009)

 

 

 

La méphédrone

- arrêté du 7 juin 2010

- communiqué de presse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

...ARTICLES ANTERIEURS

 

15 - Mise au point complète de l'Afssaps sur la BHD Voilà la mise au point complète de l'Afssaps sur la BHD à la quelle ont travaillé des MG et des pharmaciens libéraux 

14 - 5ème journées de "l'ALBATROS" - Congrès International d'Addictologie - Paris les 9 - 10 & 11 juin 2011 - Compte-rendu succinct

13 - ILIAD : Indicateurs Locaux pour l'Information sur les Addictions : Drogues licites :

- Charente 2009

- Charente Maritime 2009

- Deux Sèvres 2009

- Vienne 2009

- Tableau comparatif des 4 départements

 

12 - Hommage à Corinne GUILLOU

11 - Recueil d'indicateurs régionaux de la DREES

http://www.sante.gouv.fr/recueil-d-indicateurs-regionaux.html
voici un extrait concernant le Poitou-Charente:......"Toutefois, les taux standardisés de suicides sont relativement élevés (21,5 pour 100000 habitants contre 15,3 en moyenne nationale) et la mortalité prématurée est également plus
fréquente en Poitou-Charentes. La prévalence des comportements à risque (consommation régulière de substances psychoactives) est également au-dessus de la moyenne nationale.".....

10 - Thèse sur l'efficacité des pratiques en réseau versus les formations
Thèse complète (de Charles ROZAIRE) disponible auprès du réseau ICARES

9 - Traitement substitutif par méthadone au cabinet de médecine générale : utopique ou réaliste ?

8 - arrêté du 7 juin 2010 relatif au classement de la Méphédrone

7 - Les médecins généralistes dans les réseaux

6 - Conso des 17 ans en Poitou-Charentes : tendances 2008 à retenir

5 - Le cannabis soulagerait la spasticité de la SEP

4 - Les 10 aspects les plus importants concernant l'addiction

3 - Le centre Méthadone a ouvert depuis le 19 janvier 2009 un service d'accès facilité...

2 - L'alcool entraîne la dépression mais pas l'inverse...

1 - Les données actuelles du rapport OCRTIS en Poitou Charentes...

Données actuelles issues du Rapport 2007 de l'Office Central pour la Répression du Trafic Illicite de Stupéfiants (OCRTIS) : extraits relatifs au Poitou Charente

De ce rapport il ressort :

D'une façon générale : Augmentation sur le territoire national de la présence d'héroïne, de cannabis et surtout de cocaïne. Stagnation de l'Ecstasy et des champignons hallucinogènes.

Le lieu des saisies de cocaïne sont 1 les Antilles, 2 la région parisienne, 3 la Charente Maritime.
A noter : le produit de coupage constant de l'héroïne est quasiment toujours la caféine avec le paracétamol à part égale. Pour la cocaïne c'est plus variable, le plus fréquent est : phénacétine ou Diltiazem ( 1/3 des échantillons).

Le rendement financier entre le prix du « grossiste » et le prix de détail est un facteur x 10 pour le cannabis,   x 20 pour la cocaïne.
Les prix en cours des unité d'usage sont en moyenne en France
- 5 € le cp d'ecstasy
- 12 € les 3 g de cannabis
- 60 € le g de cocaïne

En région Poitou Charente :
Au niveau des interpellations et des saisies en région :

  • disparités majeures entre les départements : Le 17 est largement en tête des 4 dépt.
  • saisies de Cocaïne : 181 kg pour le 17 et 4 kg pour l'ensemble des 3 autres départements.
  • Saisies de Cannabis : 176 kg pour le 17 et 79 kg pour l'ensemble des 3 autres départements .
  • Idem pour l'ecstasy : 37 cp en 17 et 4 ailleurs.
  • Les interpellations pour usages sont plus équilibrées : 655 pour le 17, 650 pour le 86, 276 dans le 16 et 265 en 79.

Des données issues du rapport du CIRDD, on note des taux d'incidence régionale supérieurs à la moyenne nationale : consommations de tabac, alcool et cannabis des jeunes et surtout conduites alcoolisées à risque tous âge.

Une action surtout subjective

Le cannabis soulagerait la spasticité de la SEP

Une méta-analyse évalue les rôles de l'association de deux extraits totaux du cannabis contre la spasticité due à la SEP. La sensation de mieux-être est certaine, mais les tests objectifs ne sont guère améliorés.

EST-IL PLUS IMPORTANT que l'amélioration d'une symptomatologie soit uniquement subjective ou qu'elle soit confirmée par des mesures objectives ? L'étude publiée dans «BMC Neurology » portant sur l'intérêt du cannabis au cours de la sclérose en plaques n'y répond pas vraiment. Elle constate que les patients disent ressentir une amélioration de leur spasticité, alors que les tests objectifs le confirment peu. La méta-analyse menée par S. E. Lakhan et M. Rowland (Los An­geles) souhaitait apporter une conclusion quasi définitive sur le thème du soulagement de la SEP par des extraits de cannabis. Leur travail est parti de notions, relativement anciennes, attribuant à cette plante une certaine efficacité sur la spasticité au cours de l'affection. Plus récemment, des extraits globaux de delta 9-tétrahydrocannabinol (THC) associés à du cannabidiol (CBD) ont semblé efficaces tout en créant moins d'intoxications et d'effet llatéraux. Mais comme aucune étude n'avait de méthodologie suffisante pour juger de leur activité, l'équipe a réalisé une méta-analyse de 6 études (de 1999 à 2009) évaluant leur association sur la spasticité. Au cours de ces diverses études, la spasticité des patients a été jugée avant et après traitement. «Nous avons trouvé que l'association des extraits de THC et de CBD peut réduire la spasticité chez les patients atteints de SEP. Bien qu'une sensation subjective de diminution du symptôme ait été globalement relevée de façon significative, les mesures objectives de la spasticité n'ont pu mettre en évidence de changements significatifs», écrivent les auteurs. Ils ajoutent d'ailleurs que la distinction entre lla perception de soulagement d'un symptôme et des modifications physiologiques objectives chez ll'humain devrait être une priorité pour de futures recherches. «Il existe des preuves que les cannabinoïdes peuvent avoir une activité neuroprotectrice et anti-inflammatoire dans la SEP. Leur potentiel thérapeutique est dès lors compréhensible et doit attirer fortement l'attention », concluent-ils.

Des échelles de mesure. Au plan des mesures objectives qu'étaient l'IRM ou le périmètre de marche, elles n'ont pas confirmé les améliorations rapportées par les patients sur des échelles de mesure. Si, sur le long terme, l'échelle de spasticité d'Ashworth montre une amélioration significative, elle demeure faible et uniquement chez les patients sous THC. Les études manquent, déplore l'équipe, d'une mesure validée et objective de la spasticité.
En outre, la méta-analyse connaît quelques faiblesses. Elle ne contient pas les études non publiées, peut-être des travaux sont-ils en cours avec l'association THC + CBD ? Il se peut aussi que des études aient été écartées par manque de description de leur méthodologie. Enfin, il est possible que des participants aux études contre placebo aient découvert leur groupe, ce qui aurait influé sur leur jugement.

Reste les effets délétères. Ils sont dose-dépendants et le CBD atténue bien ceux dus au THC. Curieusement, ils ont été souvent rapportés dans les groupes sous placebo. Et dans un essai sur le long terme, ils ne semblent pas attribuables au cannabis. Pour les auteurs, il est important de bien les prendre en compte. En comparant les effets secondaires au soulagement de la détresse et des handicaps, ils se demandent si le jeu en vaut la chandelle.

Dr GUY BENZADON
BMC Neurology, 4 décembre 2009

 

 

 

 

 

 

 

Conso des 17 ans en Poitou-Charentes : Tendances 2008 à retenir

- Dans l’ensemble les jeunes Picto-Charentais présentent des usages plus élevés que ceux mesurés sur l’ensemble du territoire, à l’exception toutefois des expérimentations de poppers, d’ecstasy et de cocaïne qui égalent les niveaux nationaux.

- alors que l’usage quotidien de tabac, les consommations ponctuelles sévères d’alcool et les expérimentations d’ecstasy et d’héroïne diminuent en France , ces conso sont restées stables en Poitou-Charentes montrant un différentiel croissant dans cette région.

- Par contre,l’usage de cannabis diminue aussi bien dans la région que dans le reste du territoire.

Source : Enquête ESCAPAD 2008 - OFDT